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    Conférence - 6 février 2019

    Le calcul sismique en Belgique

    PROGRAMME

    MERCREDI 6 février 2019

    08:30-09:00

    Accueil (café)

    09:00 - 09:15

    Introduction et contexte général

    ir. Benoit Parmentier (Président du Comité Construction de la FABI)

    Modérateur : ir. Pierre Vandenbosch (Chef de service Stabilité - Régie des bâtiments)

    09:15 - 09:45

    L’action sismique : sa nature et sa modélisation

    Thierry Camelbeeck – Observatoire Royal de Belgique

    L’étude des tremblements de terre de nos régions et de leurs conséquences montre l’importance de ne pas négliger les effets potentiels d’événements futurs. En effet, même lors de séismes modérés dont les intensités des mouvements du sol ont été peu importantes, les coûts de réparation ou de reconstruction ont pu être très importants lors de séismes modérés. Ce fut le cas lors du séisme de Roermond en 1992.

    Du point de vue normalisation (Eurocode 8), ces recherches ont conduit à la définition d’une carte de zonage sismique du territoire belge quantifiant l’action sismique par des spectres de réponse applicables en chaque localité. Le spectre de réponse pour un projet spécifique dépend d’un facteur d’importance associé au type d’utilisation de la construction et de sa dangerosité, ainsi que du type de sol sur lequel le bâtiment est implanté.

    Une révision future de l’Eurocode 8 permettra de mieux prendre en compte la forte influence de l’épaisseur de la couverture sédimentaire du nord de la Belgique sur l’action sismique.

    09:45 - 10:15

    Les méthodes de calcul disponibles

    Prof. Hervé Degée - Universiteit Hasselt

    Réponse à la question de base : quand dois-je dimensionner une structure au séisme ? Dans quels cas est-ce le vent ou le séisme qui est dimensionnant pour une structure ? Comment intégrer le « risque SEVESO » ?

    Différence entre les règles simplifiées et les règles complètes.

    Méthodes d’analyse des structures à disposition pour effectuer la vérification – comparaison des différentes méthodes et leurs limites d’application :

    • L’assimilation de la structure à un système à 1 degré deliberté

    • L’analyse modale avec utilisation du spectre de réponse(normale)

    • La méthode d’analyse par force latérale(simplifiée)

    • Les méthodes avancées d’analyse non linéaire (analyse dynamique non linéaire, analyse statique non linéaire en pousséeprogressive).

    10:15 - 10:45

    Modalités pour un comportement inélastique adéquat des structures sous séisme: une lecture horizontale tous matériaux de l’Eurocode 8

    Prof. hon. André Plumier - PLUMIECS sprl

    Les règles spécifiques par matériau de l'Eurocode 8 ont été définies en se référant à une philosophie qui est unique, mais pas nécessairement perceptible à la lecture du code. L'exposé met en avant les clés de cette philosophie: la formation de zones plastiques fiables, nombreuses ou très dissipatives, zones qui se forment suivant un schéma global réfléchi. On montre comment ces points se traduisent concrètement dans les règles.

    Approche tous matériaux confondus, mais essentiellement béton, acier, mixte acier-béton. Détermination du coefficient de comportement à partir des classes de ductilité.

    Choix de la conception d’un bâtiment résistant au séisme par haute ductilité (DCH) ou par comportement élastique (DCL).

    10:45 - 11:15

    Pause

    11:15 - 11:45

    Les particularités du calcul sismique pour les structures en bois

    ir. Audrey Skowron - CSTC

    Focus sur la construction en bois (en référence au Dossier du CSTC 2016/3.2). Contrairement au béton armé ou à l’acier, le bois n’est pas un matériau ductile ou encore ‘dissipatif. Il lui est donc difficile d’absorber l’énergie qui lui sera transférée lors d’un séisme. Cependant, la construction en bois est caractérisée par la présence de nombreuses connexions dans lesquelles l‘énergie induite par le tremblement de terre est dissipée à travers l’ensemble de la structure.

    11:45 - 12:15

    Cas pratiques de dimensionnement au séisme de structures courantes

    ing. Cedric Decroliere - Bureau Lemaire

    Exposé de deux cas pratiques.

     

    Explication de la démarche sismique de A à Z, avec des retours vers les exposés théoriques précédents.

    Référence au fait que le calcul sismique est de plus en plus imposé dans les cahiers de charges.

    12:15 - 12:30

    Q&A

    12:30 - 13:45

    LUNCH

    13:45 - 14:15

    Quelques enseignements tirés du contrôle de structures par rapport au séisme

    ir.-arch Steven Ooms – SECO GROUP

    Relevé d’erreurs et d’idées mal comprises en relation avec le calcul sismique, points d’attention illustrés par des exemples. Sont principalement concernés les bâtiments avec une masse importante, peu étendus et avec une faible surface exposée au vent. Cas particulier de l’effet sloshing (réservoir de Feluy) .

    14:15 - 14:45

    Dimensionnement au séisme de structures particulières

    ir. Thomas Richir - Tractebel Engie

    Nouveau réservoir d’eau à la centrale nucléaire de Doel

  • Contexte (prolongation de la durée de vie des unités 1 et 2 de la centrale nucléaire de Doel – renforcement de la protectionincendie)

  • Description du nouveau réservoir d’eau et de safondation

  • Réponse sismique du réservoir remplid’eau

    • Spectre de réponse dedimensionnement

    • Modèle éléments finis: Modélisation du liquide + Prise en compte de l’interaction sol-structure (impédances dynamiques de lafondation)

  • Détermination des efforts en tête depieux

  • Détermination des spectres de plancher
     

  • On développera la problématique de la détermination de spectres dans une structure (spectres de plancher) en vue du dimensionnement sismique d’équipements.

    14:45 - 15:30

    Réhabilitation, renforcement et réparation parasismique

    ir. Victor Davidovici - Dynamique Concept

    Le renforcement des structures existantes est un aspect très récent du génie parasismique. Les méthodes utilisées combinent les techniques classiques de conception parasismique et des pratiques de consolidation éprouvées destinées habituellement aux structures sollicitées par des charges permanentes et variables ; elles s’appliquent aussi au renforcement des structures en zone sismique.

    Une connaissance aussi précise que possible des indicateurs potentiels d’endommagement est évidemment indispensable pour définir : le fonctionnement probable de l’ouvrage, la possibilité puis, le cas échéant, les modalités de la réhabilitation. Ce sont des indicateurs pertinents pour le choix des solutions thérapeutiques et qui facilitent surtout la démarche de diagnostic.

    Bien entendu, on ne raisonne pas de la même façon quand il s’agit de renforcer des ouvrages anciens, présentant un intérêt particulier sur le plan historique, et qui justifieraient un renforcement : (i) certains quartiers du centre des vieilles villes, (ii) bâtiments classés, (iii) monuments historiques, etc.

    L’expérience montre qu’il y a de multiples façons de renforcer un bâtiment existant, y compris dans le choix du mode de calcul et de la répartition des efforts. Des réalisations de renforcement seront présentées.

    15:30 - 15:45

    Q&A

    15:45 - 16:00

    Bilan et perspectives

    ir. Benoit Parmentier (Président Comité Construction FABI / CSTC)

     

    16:00 - 17:00

    Drink de clôture

     

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